La musique d'hier à aujourd'hui

expo-musique-en-novembre-2008-au-mcci« DO RE MI FA SOL ou l’Art musical ivoirien, d’hier à aujourd’hui » est la thématique de l’exposition ouverte depuis le 25 octobre 2010 au Musée des civilisations de Côte d’Ivoire.

 Jusqu’au 15 novembre 2010, les différents courants musicaux qui ont marqué la vie des peuples de Côte d’Ivoire seront revisités. Les trois grandes époques de la musique ivoirienne que sont celles de la période précoloniale, coloniale et post coloniale sont passées au peigne fin en ce qui concerne les grandes ères culturelles du pays. A savoir les Gour, les Akan, les Mandé et les Krou.

La chanson, la danse, les costumes, les instruments de musique traditionnels et modernes, les documents iconographiques et audiovisuels, les coupures de presse et divers objets sont exposés. L’évolution et les grandes mutations de la musique ivoirienne sont une des grandes articulations de cette exposition. Cet événement historique et ethnographique a pour objectif, selon Silvie Memel Kassi présidente de la Fondation Tapa, coorganisatrice, de montrer « la densité et la variété du patrimoine musical à travers les pratiques ancestrales et contemporaines des peuples africains et particulièrement ceux de la Côte d’Ivoire ».

Aussi, a-t-elle ajouté « il nous imposait de montrer qu’au-delà de leur caractère expressif et distractif, la danse et la musique (…) sont une véritable expression de vie. En dehors des danses du terroir connues, d’autres existent également que nous ne connaissons pas. » D’où sa doléance en faveur de la création d’un musée de la musique même si le musée des Civilisations bénéficiera de cette exposition pour enrichir son fonds en matière musicale.

La Fondation Orange-Côte d’Ivoire Telecom (FOCIT), partenaire financier de cette exposition, s’y est engagée avec pour objectif, selon sa représentante, Mlle Claudine Kouadio, de valoriser et de contribuer au rayonnement des musiques ivoiriennes. Enseigner aux jeunes générations futures l’importance des musiques anciennes et contribuer à la valorisation de la culture en Côte d’Ivoire.

Kitia Touré représentant le ministre de la culture, a tenu à préciser qu’ « un musée est un lieu de vie et non un dépotoir d’objets morts. La communication culturelle se perd. Si la communication nouvelle des TIC (FOCIT) veut ressusciter la communication culturelle, nous devons la féliciter. Si les ivoiriens se reconnaissent par leur culture, ils vont se respecter. Nos statuts sont des objets vivants et non morts. »

Les villages de Lopou (S/P de Dabou), de Deimba (S/P d’Agnibilekro), de Kenglédougou (S/P de Dabakala) et les villes de Sinématiali et de Grand-Berebi ont été parcourus pour la collecte des objets et d’informations.

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